Je savais qu'hier matin, une visite du collège était prévue pour les futurs élèves de sixième.
Petite Perle piétinait d'impatience.
Je reçois un appel téléphonique de ma fille, à 9h50.
Elle m'informe que son école, privée, a oublié de prévoir un car pour aller faire la visite de ce
collège de l'enseignement public,
et que la maitresse, chaussée de petits escarpins à talons, ne veut pas emmener les élèves à pied. (honnêtement, ce n'est pas tout près.)
Donc, le secrétariat fait appeler les parents pour qu'ils transportent eux-même leur enfant et les petits copains dans leur voiture!
Sécurité, où es-tu?
Seulement, elle est où, moi, ma voiture? à St Denis, chez ma copine Dorale, qui en a plus besoin que moi!
L'instit, que j'ai alors au bout du fil (c'est quoi cette expression? il a pas de fil, mon téléphone!), me demande de passer quand même à l'école pour signer le bulletin de sortie pour Petite Perle, au cas où des parents pourraient la prendre en charge.
J'enfile un pantalon qui ne craint rien pour faire du vélo,
un tee-shirt qui ne craint rien pour faire du sport,
j'enfourche ma monture,
et avale le trajet en 12 mn.
J'arrive, ruisselante, dégoulinante (odorante?) et je signe.
L'instit me tend alors des clés en me disant:
"je vous confie ma voiture, et vous emmenez les enfants."
Horreur et damnation! je me suis retrouvée dans mon futur collège, reçue par le principal, dans ma tenue de clocharde, ni coiffée, encore moins maquillée...
Et les enfants, tout contents, ont découvert leur futur lieu de torture travail.
Moi, j'ai repéré des bougainvilliers en fleurs sous lesquels il doit faire bon se reposer...
