Margaret, comme vous pouvez le deviner, elle est anglaise. Elle fait partie de cette importante communauté qui, un beau jour, s'installe en Périgord.
Elle est bien anglaise, avec ses cheveux blonds qui cherchent coiffeur, son sourire so british, son accoutrement outre-manche. Mais elle est fort sympathique, du moins je le suppose, parce que c'est pas avec son niveau de français qu'on risque d'avoir une conversation !
Comme la plupart des anglais qui arrivent ici, une fois la maison en pierre perdue dans la campagne, à restaurer, achetée, il ne lui reste plus grand chose pour vivre; alors, elle a crée son entreprise : elle vend des mélanges culinaires qui servent à la préparation de mets anglais ou indiens; et je dois reconnaitre que c'est très bon !
Ce qui est le plus délicat à faire et à réussir, c'est comprendre la recette ... qui est en français !

Un exemple avec la préparation des flapjack, de délicieux biscuits anglais à base de flocons de céréales et de fruits secs :
- "vous avez besoin d'un plateau de four légèrement graisseux" : appétissant, non ?
- "prendre un cuiller à service et tremper dans l'eau qui est jusqu'au point d'ébullition; fire pression sur le mélange"(??)
- "si vous soulez utilisez le chocolat, couper et saupoudre sur le melange".
Ouf, quand on en est là, c'est presque la fin !
- "quand frais, tenir au boite hermétique"(???)
En fait, le plus simple, c'est de tourner la feuille et de lire la recette en anglais !
Sinon, comme beaucoup d'anglais, c'est une excellente musicienne, et c'est ainsi que je l'ai rencontrée; on joue ensemble des sonates piano et violon; elle préfère les musiciens baroques et classiques, moi, je suis plus ravagée, j'aime mieux les musiciens tourmentés de l'époque romantique. Pas grave !
Ce qui est bien, dans la musique, c'est qu'on n'a pas besoin de parler, quand c'est faux, ça s'entend !
Et comme on joue juste, on s'entend !