Les pénitents s'apprêtent à marcher sur le tapis de braises. Loin de moi l'idée de dire que ce n'est pas chaud, mais tout de même, ces braises sont étalées depuis près de 2h. Néanmoins, je leur laisse la place, je ne me sens pas
prête!
La concentration est de mise:
Avec un Karlon sur la tête, qui pèse près de 40kg, certains vont faire cette
traversée.
Le public en face, ce sont les proches des pénitents.
Chacun retient son souffle.
Ils marcheront 3 fois sur le brasier.
Certains hurlent presque leur courage:
Au bout du brasier, les marcheurs du feu passent par un pédiluve que l'on rempli de lait:
Parfois, les pénitents traversent le carré de braises, main dans la main.
Pour se donner du courage? peut-être.
Puis vient le tour des femmes; elles ne marchent pas sur le feu, mais tournent autour du brasier, à genoux, empêtrées dans leur sari.
Toute la manifestation se fait au son des percussions.
Le rythme (ternaire) entêtant doit faciliter la transe.
Le cabri qui va être sacrifié a du mal à rester serein; il doit sentir venir l'heure du sacrifice.
Sa fin est si rapide qu'il ne doit pas la voir surgir:
C'est flou, mais ne vous plaignez pas, ça vous évite une image atroce!
Puis, le corps étêté (je sais, on dit décapité en principe) est mené au pas de courses autour du brasier.
C'est assez dégueulasse, j'en conviens.
Mais en réalité, je devais être entrée en transe aussi,
car ce sacrifice ne m'a pas choqué lorsqu'il a eu lieu!
Je n'irai pas voir ça tous les ans, mais je ne regrette pas de l'avoir vu!
Derniers Commentaires