Je profite d'un instant d'éveil, l'heure quotidienne où je sors de mon état d'hibernation avancée, pour atteindre un ordinateur dans une fermette voisine, donc à 400m
environ.
Pour cela, j'ai bravé la route verglacée que j'ai arpentée de mes petits pieds moulés dans d'horribles bottines fourrées qui néanmoins ne tiennent pas chaud, ma toque de trappeur sur la tête
et ma doudoune remontée jusqu"aux yeux.
Il parait que le paysage est superbe, mais comme je ne quitte pas le chemin des yeux pour slalomer, vitesse "petit v", entre les plaques de verglas, je ne peux vous le confirmer.
Nous avons bientôt fini toutes les conserves de foie gras, de cuisses de canard et de cèpes qui encombraient le placard. Les amies-amis vont reprendre le chemin du travail.
Moi, j'envisage de faire quelques courses et de me remettre à manger des légumes avant qu'on ne me transforme en foie gras et cuisses confites...
Il est 17h, la nuit tombe _et oui, rien ne manque au tableau_ je vais rentrer à ma case (heu! ma chaumière!) ; pas la peine en plus de s'égarer dans une tempête de neige!
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